Violence

Citations

 » Il y a trois sortes de violences :

La première, mère de toute les autres, est une violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît dans la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première qui la fait naître, et la troisième qui la tue. « 

Dom Helder Camara

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Colère

Textes

torrent-lune

Pourquoi est ce que je ressent des choses aussi puissantes ?
Des torrents d’émotions nous noient, quand arrêtera-t-il de de pleuvoir ? Pourvu que cette fois encore je sorte la tête de l’eau pour respirer.

A ma bouche et à mes yeux j’ai appris de se taire.
Les joues taries de larmes, j’admire les conséquences de tous mes excès.

Batteries brisés, rouages sanglants, murs fendus.

Revenir en arrière, tout recommencer, repartir a zéro. Parce-que cela semble si facile, on en a tant envie.
Nous espérons secrètement que là bas, nous serons la personne que nous avons toujours voulu être avec les autres.
On se dit que là – bas, on sera libre. On fait des plans sur la comète qui finiront dans les tiroirs.

Corrida

Textes

L’arène se dresse, dans toute sa grandeur de pierres ocres, un décors aux allures de film inspiré du XVIIIe siècle, contrastant avec nos jours.

Le monument est de haut travail, les pierres de toutes formes s’assemblent pour former un parvis, une fenêtre, une arcade.

Il est beau. Nous dirons même grandiose, tant la manufacture est gracieuse, mais ouvragée de telle sorte à ce qu’elle dégage une force impressionnante qui pousse au respect de l’honneur.

De l’honneur, parlons-en. Dans ce lieu, se dresse la mort.
La mort. Certains rentrent pour la donner, d’autre la recevoir.
Ceux qui partent pour la voir partiront avec elle.
Toujours les même bourreaux.
Toujours les mêmes victimes.
Et à chaque crime, des témoins.

Contrairement à ce que la majorité des gens pensent, le témoin n’est jamais innocent.
Silencieux face aux victimes, ils se font complices des bourreaux.
Les soutenant à tuer, ils en deviennent.

C’est ainsi.
La tradition, m’a t-on dit.

Porte fermée

Racontage de vie, Réflexions, Textes

24/06/2019

Je suis là, adossée à la porte. C’est étrange comme posture, assise, les genoux pliés, la tête contre mon jean qui encore l’odeur de la ville, l’odeur du dehors. Dehors. Je ne veux pas qu’il rentre dans cette pièce, je ne veux pas qu’il me touche.

Si quelqu’un ouvrait cette porte, tout ce qu’il verrait, c’est une carapace humaine, de chair et de déception.

On s’y habitue, à être déçu. Par les gens, les choses, le monde en général. Je déteste les gens qui minimisent le ressenti des autres. « Tu ne sais rien de moi, tu n’es pas dans ma tête ! » Tu me diras que tu te souviens de comment c’était à mon âge, sauf que je ne suis pas toi et que tu ne l’admets pas.

Pourquoi, au lieu de reléguer mes émotions dans « L’Inutile », les autres n’utiliseraient pas leur énergie à comprendre ? Les gens incapables vous feront toujours passer pour des incapables. J’ai toujours eu l’impression que j’en faisais trop.

Qu’est ce que le trop pour vous, si ce n’est vos émotions ?

Tu ressens trop fort. Mais cela ne sera jamais de ta faute.

Théâtre noir

Textes

18/06/2019

L’immense salle était plongée dans le noir le plus total. Personne n’avait bougé, malgré la terreur qui s’immisçait dans chacun de leurs corps transis.

Comme un parasite qui s’accrochait à leurs espoirs déchus, Elle prenait sa force de leurs aspirations et blessures les plus profondes, se nourrissant de leurs âmes pures jusqu’à ce qu’elles deviennent sombres comme la sienne.

Elle serait bientôt là. Ils le savaient, c’était pour eux une évidence, un instinct intrahissable, qu’ils devaient écouter, vénérer, aux mépris de leurs besoins humains. Le besoin qui les aurait habité s’ils n’avaient pas été obnubilés par Elle, aurait été celui de fuir, de sauver sa peau, qu’importe les conséquences.

Partir… Ils n’y songeaient même pas. Elle était dans leurs têtes brumeuses, Elle les contrôlait.

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Voilà, un petit texte écrit hier soir pendant une répétition de théâtre, j’espère qu’il vous aura plus ! Je n’ai pas encore bien définit qui était le « Elle » de l’histoire… A votre avis, est-ce une mortelle, une déesse, un sentiment, une chose ? Si vous avez une idée, n’hésitez pas à la partager 😉

Le plus beau métier du monde

Réflexions, Textes

14/06/2019, suite, feuil-lle-à-car-reaux

Faire rire. Tu aimes cela, voir de la gaieté dans leurs yeux malheureux, entendre la joie de leurs gorges jusqu’à leurs lèvres trop souvent silencieuses. Dans ces moments-là, tu te sens utile, pendant quelques secondes peut-être, mes ces secondes sont sans doute pour toi les plus précieuses de l’existence.

Tu voudrais passer ta vie à faire cela. C’est un beau métier, d’apporter un peu d’insouciance et de légèreté dans des cœurs déjà trop lourds.

Parfois, tes réflexions les font rire, mais toi tu trouve que ce ne sont pas des blagues, que c’est important. Dans ces moments-là, leurs pensées te sont bien futiles.

Réflexions : Qu’est ce qui est drôle ? Pourquoi est-ce-que les choses bizarres, qui sortent de l’ordinaire font rire ? Pourquoi est ce que dès fois on rigole sur des sujets graves ? Est-ce c’est parce-qu’ils font peur, est-ce-que c’est une manière de se moquer des faiblesses des autres, de nos propres faiblesses ?

Temps d’ennuis

Textes
Phrases à double sens, à contre-sens peut-être ? Ils sont immeubles.

14/06/2019, cahier de vo-ca-bu-lai-re.

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L’attente, c’est terrible. Tu ne fais rien, les voix que tu as placé en bruit de fond en témoignent. Cela ne t’intéresse pas, cela ne t’intéressera jamais, tu le sais. Plus tu regarde l’horloge, plus les aiguilles ralentissent, la trotteuse en vient même à être immobile.

Les secondes s’écoulent.

Cela ne fait rien aux autres, qui ne se rendent compte du temps qui passe, persuadés d’une immortalité. Toi, le sablier t’obsède. La mort t’attends dans chaque recoin, et tu sais qu’un jour elle te surprendra. Tu es fragile, tout est fragile. Les gens, les bâtiments, les souvenirs. Tu as peur d’en devenir un.

Alors pour ne pas devenir folle, tu massacre tes gommes et tes stylos, tu pose des questions aux personnes censées y répondre, mais tu ne les écouteras pas, encore une fois, parce-que tu connais déjà les réponses et que tu t’en fous, si je dois te le rappeler. Tu rêve en regardant par la fenêtre, tu vois les maisons grises, le ciel souvent l’est aussi, mais tu préfère quand il est bleu ou rose, avec des nuages. Tu as envie de sortir, tu écris ce qu’il se passe dans ta tête, ces lignes par exemple.

Tu parles à tes voisins, tu fais des blagues, tout bas ou tout haut, pourvu que que cela fasse rire quelques personnes, comme cela tu oublieras l’ennui et le temps qui passe, en te noyant dans les joyeuses notes de leurs rires.

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J’espère que ce texte vous aura plus, n’hésitez pas à me dire ce que vous faîtes lorsque vous vous ennuyez, si vous aussi vous angoissez sur le temps qui file, si ce texte vous as parlé ou non, comment est-ce que vous l’interprétez…